Voici pourquoi je ne dois pas célébrer Halloween…

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Je ne connais pas grand-chose d’Halloween. Ce que je connais de cette fête, ce sont ses couleurs (l’orange et le noir), les citrouilles que l’on découpe, les enfants qui font le tour des maisons pour réclamer des bonbons « des bonbons ou un sort ! », les sorts que les enfants jettent aux personnes qui ne leur donnent pas de bonbons, les déguisements en tout genre et les blagues effrayantes que se font volontiers petits et grands. Je n’ai jamais ressenti le besoin de fêter Halloween. Même s’il s’agit d’une « institution » aux Etats-Unis, au Canada et au Royaume-Uni. Dès le début du mois d’octobre, les magasins s’habillent en noir et en orange, pour plonger les clients dans l’ambiance d’Halloween. Pourtant, je ne me suis jamais sentie concernée parce que j’ai du mal à adhérer aux concepts que je ne connais pas.

S’il est vrai que fêter Halloween ne m’a jamais manqué, je ne peux pas nier sa popularité. Depuis que je suis devenue maman, je me pose des questions que je ne me suis jamais posées. Il y a en effet, dans la maternité, beaucoup de premières fois. Le premier sourire de bébé, ses premiers pas, son premier Noël, son premier anniversaire et plus tard, son premier Halloween. Qu’en sera-t-il lorsqu’il demandera à célébrer Halloween comme ses copains d’école ? Quelle attitude devrai-je avoir ? En tant que chrétienne, quelle attitude dois-je avoir vis-à-vis de cette fête, au regard de la Bible ?

 

LES ORIGINES D’HALLOWEEN

De nombreuses sources historiques situent les origines d’Halloween à l’héritage d’une fête (mondaine, païenne) célébrée autrefois par les Celtes : la fête de Samain. Cette fête qui s’étendait sur environ sept jours marquait le passage à une nouvelle année. Dans la tradition Celte, on croyait que durant cette période, les esprits des vivants et des morts pouvaient se rencontrer, ou encore, que les hommes pouvaient rencontrer leurs dieux. Dans ces temps-là, les Celtes se déguisaient en créatures effrayantes pour chasser les mauvais esprits qui erraient et semaient la terreur dans les villages. Ils se déguisaient en fantômes car selon une légende, les fantômes ne peuvent pas s’effrayer entre eux.

D’un point de vue purement syntaxique, Halloween vient de la contraction anglaise de « All Hallows Eve », qui a pour signification « The Eve Of All Saint’s Day ». Autrement dit, la veillée de la Toussaint (le jour ou le réveillon avant la Toussaint). La Toussaint (instituée au 8e siècle par les papes Grégoire III et Grégoire IV) désigne quant à elle, la journée du 1er novembre qui « honore tous les saints (qu’ils soient connus ou inconnus) ». Ces références historiques inscrivent d’emblée Halloween dans le christianisme (ou le catholicisme). Pourtant, cette superposition de doctrines entraîne une confusion des idées, et nous met en face d’un syncrétisme[1] religieux qui suscite désaccords et interrogations parmi les chrétiens.

 

COMPRENDRE L’ESPRIT D’HALLOWEEN

Une fête qui célèbre la mort

À l’origine, la fête d’Halloween était la célébration de la fin d’une année et le début d’une autre. Dans la tradition celte de l’époque, pendant ce passage, deux mondes pouvaient cohabiter : les morts et les vivants pouvaient se rencontrer.

Un personnage principal aux traits de caractères peu flatteurs

La mascotte d’Halloween s’appelle Jack. Son profil surplombe les allées des centres commerciaux et domine tous les objets dérivés issus d’Halloween. Il est décrit comme étant ivrogne, égocentrique et méchant.

La légende irlandaise raconte que la nuit d’Halloween, Jack rencontra le diable dans un pub dans lequel il lui offrit son âme contre un dernier verre. Afin de pouvoir payer cette consommation, le diable se serait transformé en pièce. Très rapidement, Jack se saisi de la pièce pour la mettre dans une poche qui contient une croix d’argent. Cette dernière fait le diable prisonnier, en l’empêchant de se transformer. Pour le délivrer, Jack fait promettre au diable de ne pas réclamer son âme avant un certain temps. Quelques années plus tard, le diable et Jack se rencontrent à nouveau et le diable réclame à Jack son dû, c’est-à-dire son âme. Jack accepte à condition que le diable grimpe sur un pommier pour lui cueillir une pomme. Une fois sur les branches du pommier, Jack sort son couteau de sa poche et dessine une croix sur le tronc de l’arbre. Une fois de plus, le diable est son prisonnier. Pour être libéré, ce dernier promet de ne jamais prendre l’âme de Jack. Jack efface donc la croix dessinée sur l’arbre pour libérer le diable.

Quelques années plus tard, Jack décède un soir d’Halloween. À cause de la vie qu’il a menée, il ne peut accéder au paradis. De plus, à cause des farces qu’il lui a faites, le diable le refuse également et le rejette de l’enfer par une nuit de froid et de grand vent. Jack demande alors au diable de lui fournir de quoi éclairer sa route. Le diable lui donne une braise et le condamne à errer sans but, comme une âme en peine, jusqu’au jour du jugement dernier. Lorsque Jack prend la braise, il la met dans le navet qu’il mangeait pour la protéger du vent, et s’en servir comme lanterne. C’est de là que vient son surnom, Jack Ô Lantern (Jack Of The Lantern) qui signifie Jack à la lanterne. Depuis cette nuit, Jack ressurgit le jour de sa mort, le soir d’Halloween.

La citrouille, un emblème facilement identifiable

La citrouille n’a pas toujours été l’emblème d’Halloween. Quand ils célébraient Halloween, les Celtes (comme Jack Ô Lantern) consommaient les navets, cultivés sur leurs terres. Pour garder les mauvais esprits loin de leurs maisons, ils se servaient d’une lumière qu’ils mettaient dans des lanternes taillées dans des navets. En outre, cette tradition qui consistait à creuser des navets pendant la nuit d’Halloween était aussi pratiquée en souvenir des âmes perdues. Au fil des années, les enfants se sont mis à sculpter des visages souriants sur les navets. Ce n’est que très longtemps après, lorsque de nombreux Irlandais ont émigré vers les États-Unis que cette coutume a disparu. Là-bas, les Irlandais ont remplacé les navets par les citrouilles qu’ils trouvèrent sur place. L’utilisation de la citrouille trouve donc son origine dans le même conte celte qui met en scène Jack Ô Lantern.

Ce petit rappel historique nous dresse le tableau d’une fête aux goûts douteux et aux origines floues. Même si on peut émettre des doutes quant aux repères historiques, on est certain des thèmes centraux qui fondent Halloween : la mort, la magie, la malice, les fantômes et la sorcellerie. À aucun moment, il est question de quelque chose de positif. La légende celte, les personnages dont on parle, les symboles et l’objet de la célébration renvoient tous à la mort et à tout ce qui s’y rapporte.

 

LES DANGERS D’HALLOWEEN

Quand les enfants héritent et perpétuent la tradition

Aujourd’hui, Halloween est essentiellement fêtée par les enfants. L’importance des enfants dans la célébration d’Halloween tient principalement à deux choses : a) Leurs parents leur ont transmis l’héritage d’Halloween, puisque d’années en années, ils ont célébré cette fête en famille ; b) La nourriture a toujours été présente le soir d’Halloween. Lors de ces nuits, à l’entrée des villages, les vivants ne se contentaient pas de se déguiser en fantômes pour échapper aux « vrais fantômes ». Ils laissaient des offrandes composées de pommes et de gâteaux, en espérant que les esprits des morts s’en contenteraient et ainsi, ne viendraient pas les déranger. Les changements des habitudes de consommation et la commercialisation d’Halloween ont progressivement remplacé les gâteaux et les pommes par les bonbons. Qui de mieux que les enfants pour être les ambassadeurs des friandises ?

Dans sa version moderne, le rituel d’Halloween ne consiste plus à faire des offrandes de nourriture aux morts à l’entrée des villes et villages. Désormais, les enfants se déguisent en monstres et autres créatures effrayantes, sonnent aux portes et ordonnent : « Trick Or Treat ! », « Des bonbons ou un mauvais sort ». Pour les enfants et pour leurs parents, Halloween est juste une fête dans laquelle on travaille son imagination et sa créativité en se déguisant. Les bonbons qu’ils reçoivent en sonnant aux portes sont une récompense des efforts. Et comme on ne fête pas Halloween tous les jours, les enfants ont le droit de consommer autant de bonbons qu’ils veulent, en une seule nuit.

Ce qui est présenté comme une fête, donc quelque chose de positif semble être en réalité une ode à la mort. Ce qui est présenté comme un moment de réjouissance pour les enfants, apparaît plutôt comme une soirée de consommation excessive de bonbons et friandises remplis de produits douteux et potentiellement dangereux pour leur santé. Quand on ajoute à tout ceci l’esprit morbide qui entoure cette fête (les monstres, les morts, les cadavres, les tombes, les araignées, etc.) et les risques élevés que les enfants fassent des cauchemars les nuits qui suivent, on prend conscience de la nocivité de cette fête.

 

LES CHRÉTIENS PEUVENT-ILS CÉLÉBRER HALLOWEEN ?

La fête d’Halloween n’a aucune référence directe dans la Bible. Pour répondre à cette question, nous pouvons nous reposer sur certains principes bibliques qui « se rapporte à la célébration d’Halloween ».

Osée 4 : 6 « Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance. »

Nous pouvons considérer deux niveaux de connaissance. Le premier se rapporte à la recherche historique et sociétale que nous avons détaillée avant. Connaître l’origine d’Halloween, comprendre les codes et les symboles qui lui sont rattaché et étudier ses effets sur les enfants qui sont le principal public qui la célèbre aujourd’hui, nous donne des arguments objectifs pour prendre notre décision. Cependant, en tant que chrétiens, nous avons besoin de nous attacher à la Parole de notre Dieu, car elle est une lumière sur notre sentier. C’est donc elle qui va éclairer notre raisonnement et notre jugement (Psaumes 119 v. 105). Le deuxième niveau de connaissance dont nous avons besoin concerne la parole de Dieu. Qu’est-ce-que la Bible nous enseigne ? Quand on éprouve les symboles d’Halloween à la lumière des Saintes Écritures, quels enseignements y trouvons-nous ?

Dans Romains 12 : 2, la Bible nous donne une recommandation importante : « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait… »

Ces paroles de l’apôtre Paul nous disent que ce n’est pas parce que nous vivons dans un environnement ou dans un lieu précis que nous devons embrasser tout ce qui nous entoure. Si le modèle qui nous entoure est fait d’impureté, de convoitise et de pensées négatives par exemple, nous devons le dépasser. Nous devons aller au-delà de ce modèle et de tout ce qui le compose en laissant Dieu nous renouveler. Cela signifie que nous devons agir et penser en tenant compte de sa parole. C’est ainsi que nous saurons ce qu’il désire et ce qui lui plaît. En venant au monde, nous appartenons à une famille qui nous transmet des valeurs, des mentalités et des croyances. Nous grandissons avec cet héritage familial qui façonne nos pensées et nos comportements. Parfois, ce qu’on nous a inculqué depuis l’enfance est en contradiction avec le désir de Dieu, révélé dans sa Parole, la Bible. Et il est très difficile de changer sa façon de penser ou de concevoir les choses. C’est la raison pour laquelle l’apôtre Paul nous invite à renouveler nos pensées. Pour y arriver, nous pouvons nous nourrir de la parole de Dieu. En célébrant Halloween, nous célébrons la mort, la magie et les sorciers. Ces thèmes ont une connotation négative et impure. Est-il judicieux que des chrétiens entretiennent un lien avec de tels thèmes ? D’après la Bible, la réponse est non.

Dans Philippiens 4 : 8, l’apôtre Paul nous dit ceci : « Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées. »

Nous devons nous attarder et nous intéresser aux choses vraies, aimables, positives et honorables. Or les mots auxquels renvoient Halloween font penser à la peur, l’obsession, le maléfique, la mort et même la servitude. Il n’y a pas de liberté, de paix ou de Salut dans la célébration de cette fête. Étant donné que les qualificatifs d’Halloween ne gravitent pas autour de l’Amour, il est plus sage de les rejeter. En les rejetant, nous fermons la porte de nos pensées au diable, et restons concentrés sur ce qui est essentiel : l’amour de Dieu.

Jean 3 : 16 « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »

Oui, l’amour de Dieu c’est le message de l’Évangile que je dois partager en tant que chrétienne. Puisque Dieu nous a donné son Fils unique en sacrifice, au nom de l’Amour qu’il nous porte, nous devons répandre cet amour autour de nous. Pour y parvenir, nous devons prendre part à des fêtes qui prônent l’amour et tous ses dérivés : la paix, la joie, l’assurance, l’espérance, la vie. À travers notre vie, nos engagements et nos implications, nous allons témoigner aux autres la grandeur de l’amour de Dieu comme Jésus lui-même nous le recommande en Marc 16 : 15 « Allez, partout le monde, et prêchez l’Évangile à toute la création ». Jésus-Christ est la seule raison de nos vies. Abandonnons-lui nos vies pour accéder à la vie éternelle. L’amour de Dieu est libre, gratuit et disponible pour tout le monde.

 

Jessica Ratanga

[1] Système philosophique ou religieux qui tend à faire fusionner plusieurs doctrines, ou plusieurs traits culturels d’origines différentes, pour donner lieu à des formes de cultures nouvelles.

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