S’il est vrai que fêter Halloween ne m’a jamais manqué, je ne peux pas nier sa popularité. Depuis que je suis devenue maman, je me pose des questions que je ne me suis jamais posées. Il y a en effet, dans la maternité, beaucoup de premières fois. Le premier sourire de bébé, ses premiers pas, son premier Noël, son premier anniversaire et plus tard, son premier Halloween. Qu’en sera-t-il lorsqu’il demandera à célébrer Halloween comme ses copains d’école ? Quelle attitude devrai-je avoir ? En tant que chrétienne, quelle attitude dois-je avoir vis-à-vis de cette fête, au regard de la Bible ?

 LES ORIGINES D’HALLOWEEN

De nombreuses sources historiques situent les origines d’Halloween à l’héritage d’une fête (mondaine, païenne) célébrée autrefois par les Celtes : la fête de Samain. Cette fête qui s’étendait sur environ sept jours marquait le passage à une nouvelle année. Dans la tradition Celte, on croyait que durant cette période, les esprits des vivants et des morts pouvaient se rencontrer, que les hommes pouvaient rencontrer leurs dieux. Dans ces temps-là, les celtes se déguisaient en créatures effrayantes pour chasser les mauvais esprits qui erraient et semaient la terreur dans les villages. Ils se déguisaient en fantômes car selon une légende, les fantômes ne peuvent pas s’effrayer entre eux.

EN observant la forme du mot, Halloween vient de la contraction anglaise de « All Hallows Eve » qui a pour signification « The Eve Of All Saint’s Day ». Autrement dit, la veillée de la Toussaint (le réveillon avant la Toussaint). La Toussaint désigne la journée du 1er novembre qui « honore tous les saints (qu’ils soient connus ou inconnus) ». Ces références historiques inscrivent d’emblée Halloween dans le christianisme (ou le catholicisme). Pourtant, cette superposition de doctrines entraîne une confusion des idées, et nous met en face d’un syncrétisme religieux qui suscite désaccords et interrogations parmi les chrétiens. Le syncrétisme est un système philosophique ou religieux qui tend à faire fusionner plusieurs doctrines, ou plusieurs traits culturels d’origines différentes, pour donner lieu à des formes de cultures nouvelles.

 COMPRENDRE L’ESPRIT D’HALLOWEEN

À l’origine, la fête d’Halloween était la célébration de la fin d’une année et le début d’une autre. Dans la tradition celte de l’époque, pendant ce passage, deux mondes pouvaient cohabiter : les morts et les vivants pouvaient se rencontrer.

Un personnage principal aux traits de caractères peu flatteurs

La mascotte d’Halloween s’appelle Jack. Son profil surplombe les allées des centres commerciaux et domine tous les objets dérivés issus d’Halloween. Il est décrit comme étant ivrogne, égocentrique et méchant.

La légende irlandaise raconte que la nuit d’Halloween, Jack rencontra le diable dans un pub dans lequel il lui offrit son âme contre un dernier verre. Afin de pouvoir payer cette consommation, le diable se serait transformé en pièce. Très rapidement, Jack se saisi de la pièce pour la mettre dans une poche qui contient une croix d’argent. Cette dernière fait le diable prisonnier en l’empêchant de se transformer. Pour le délivrer, Jack fait promettre au diable de ne pas réclamer son âme avant un certain temps. Quelques années plus tard, le diable et Jack se rencontrent à nouveau et le diable réclame à Jack son dû, c’est-à-dire son âme. Jack accepte à condition que le diable grimpe sur un pommier pour lui cueillir une pomme. Une fois sur les branches du pommier, Jack sort son couteau de sa poche et dessine une croix sur le tronc de l’arbre. Une fois de plus, le diable est son prisonnier. Pour être libéré, ce dernier promet de ne jamais prendre l’âme de Jack. Jack efface donc la croix dessinée sur l’arbre pour libérer le diable.

Quelques années plus tard, Jack décède un soir d’Halloween. À cause de la vie qu’il a menée, il ne peut accéder au paradis. De plus, à cause des farces qu’il lui a faites, le diable le refuse également et le rejette de l’enfer par une nuit de froid et de grand vent. Jack demande alors au diable de lui fournir de quoi éclairer sa route. Le diable lui donne une braise et le condamne à errer sans but, comme une âme en peine, jusqu’au jour du jugement dernier. Lorsque Jack prend la braise, il la met dans le navet qu’il mangeait pour la protéger du vent et s’en servir comme lanterne. C’est de là que vient son surnom, Jack Ô Lantern (Jack Of The Lantern) qui signifie « Jack à la lanterne ». Depuis cette nuit, Jack ressurgit le jour de sa mort, le soir d’Halloween.

La citrouille, un emblème facilement identifiable

La citrouille n’a pas toujours été l’emblème d’Halloween. Quand ils célébraient Halloween, Les celtes (comme Jack Ô Lantern) consommaient les navets en célébrant Halloween. Pour garder les mauvais esprits loin de leurs maisons, ils se servaient d’une lumière qu’ils mettaient dans des lanternes taillées dans des navets. Cette tradition consistant à creuser des navets pendant la nuit d’Halloween était aussi pratiquée en souvenir des âmes perdues. Au fil des années, les enfants se sont mis à sculpter des visages souriants sur les navets. Cette coutume a disparu longtemps après l’immigration de nombreux irlandais vers les États-Unis. Sur place, les irlandais ont remplacé les navets par les citrouilles qu’ils trouvèrent sur place. L’utilisation de la citrouille s’origine dans le même conte celte qui met en scène Jack Ô Lantern.

Ainsi, les thèmes centraux d’Halloween sont la mort, la magie, la malice, les fantômes et la sorcellerie. À aucun moment, il est question de quelque chose de positif. La légende celte, les personnages dont on parle, les symboles et l’objet de la célébration renvoient tous à la mort et à tout ce qui s’y rapporte.

 LES DANGERS D’HALLOWEEN

Quand les enfants héritent et perpétuent la tradition

Aujourd’hui, Halloween est essentiellement fêtée par les enfants. L’importance des enfants dans cette célébration tient principalement à deux choses : les parents ont transmis l’héritage d’Halloween et la nourriture a toujours été présente le soir d’Halloween. Lors de ces nuits, à l’entrée des villages, les vivants ne se contentaient pas de se déguiser en fantômes pour échapper aux « vrais fantômes », ils laissaient des offrandes composées de pommes et de gâteaux, en espérant que les esprits des morts s’en contenteraient pour ne pas venir les déranger. L’évolution des rituels de consommation et la commercialisation d’Halloween ont progressivement remplacé les gâteaux et les pommes par les bonbons. Qui de mieux que les enfants pour être les ambassadeurs des friandises ?

Dans sa version moderne, le rituel d’Halloween ne consiste plus à faire des offrandes de nourriture aux morts à l’entrée des villes et villages. Désormais, les enfants se déguisent en monstres et autres créatures effrayantes, sonnent aux portes et ordonnent : « Trick Or Treat ! », « Des bonbons ou un mauvais sort ». Pour les enfants comme pour les parents, Halloween est juste une fête dans laquelle on travaille son imagination et sa créativité en se déguisant. Les bonbons qu’ils reçoivent en sonnant aux portes sont une récompense des efforts. Et comme on ne fête pas Halloween tous les jours, les enfants ont le droit de consommer autant de bonbons qu’ils veulent, en une seule nuit. Présenté comme une fête, Halloween est en réalité une ode à la mort au regard de l’esprit morbide (les monstres, les morts, les cadavres, les tombes, les araignées, etc.) autour de cette célébration.

 LES CHRÉTIENS PEUVENT-ILS CÉLÉBRER HALLOWEEN ?

La fête d’Halloween n’a aucune référence directe dans la Bible. Pour répondre à cette question, nous pouvons nous reposer sur certains principes bibliques qui « se rapporte à la célébration d’Halloween ».

Osée 4.6 : « Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance. »

Nous pouvons considérer deux niveaux de connaissance. Le premier se rapporte à la recherche historique et sociétale que nous avons détaillée avant. Connaître l’origine d’Halloween, comprendre les codes et les symboles qui lui sont rattaché, et étudier ses effets sur les enfants (principal public), nous donne des arguments objectifs pour prendre notre décision. Le deuxième niveau de connaissance concerne la parole de Dieu. Pour le chrétien, elle est la fondation de sa réflexion. C’est elle qui éclaire son raisonnement et son jugement (Psaumes 119 v. 105). Qu’est-ce-que la Bible enseigne à ce propos ? Quels enseignements tire-t-on une fois les symboles d’Halloween étudiés à la lumière de la Parole ?

Dans Romains 12.2, la Bible donne une importante recommandation : « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait… »

Ce n’est pas parce que nous vivons dans un environnement précis que nous devons embrasser tout ce qui s’y trouve. Nous devons aller au-delà de tout modèle négatif et de tout ce qui le compose en laissant Dieu nous renouveler. Nous devons agir et penser en tenant compte de sa Parole. Il arrive que les apprentissages de l’enfance soient en contradiction avec le désir de Dieu révélé dans la Bible, et puisqu’il est difficile de changer sa façon de penser, l’apôtre Paul nous invite à renouveler nos pensées par l’apprentissage quotidien de la parole de Dieu. Célébrer Halloween c’est célébrer la mort, la magie et les sorciers. Le chrétien doit-il s’attacher à ces références ? D’après la Bible, la réponse est non.

Dans Philippiens 4.8, l’apôtre Paul dit : « Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées. »

Chacun doit porter son intérêt aux choses vraies, aimables, positives et honorables. Les références à Halloween se rapportent à la peur, l’obsession, le maléfique, la mort et même la servitude. Il n’y a pas de liberté, de paix ou de Salut dans la célébration de cette fête. Halloween n’a aucun lien avec l’Amour, il est plus sage de le rejeter. Le rejeter c’est refuser l’accès de nos pensées au diable pour se concentrer sur l’essentiel : l’Amour de Dieu.

Jean 3.16 : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »

L’Amour de Dieu c’est le message de l’Évangile à partager. Puisque Dieu nous a donné son Fils en sacrifice, au nom de l’Amour qu’il nous porte, chacun doit propager l’Évangile et veiller à ne pas cautionner tout ce qui s’oppose à la paix, la joie, l’assurance, l’espérance, la vie. Même le choix de nos célébrations témoigne du Dieu que nous servons. Jésus-Christ est la seule raison de nos vies. L’Amour de Dieu est libre, gratuit et disponible. Halloween n’est pas la solution !

 

Jessica Ratanga

Image : quimuns

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