Lorsqu’on est jeune, on danse, on rit, on rêve à de grands exploits; on crie, on chante, tout nous sourit, mais il nous faut faire un choix.

Le choix est une grande décision et, savoir choisir est l’un des plus grands défis dans l’âge de la jeunesse. En effet, la jeunesse est la tranche d’âge durant laquelle la personne humaine se trouve au carrefour de beaucoup d’options, de bonnes et de moins bonnes, dans tous les domaines de sa vie. Que d’ambitions et d’opportunités s’offrent à elle ! Elle est l’objet de plusieurs sollicitations avantageuses ou pas. À cet âge, tout semble beau ! Or justement, tout ce qui brille n’est pas de l’or, dit-on. Ainsi, passé l’âge de la jeunesse, les mauvais choix donnent lieu à des souvenirs dont l’amertume demeure ineffaçable dans la conscience… C’est à ce niveau que se trouve l’intérêt de mon propos. Lorsqu’arrive le temps de comptabiliser le résultat des actes de jeunesse, à certains points on ne manque pas de dire : « je n’aurais pas dû faire ceci ou j’aurais dû faire cela… ».

Il y a bien longtemps un sage penseur, roi à son époque, avait dit en son cœur de l’éprouver et de n’arrêter sa vue que sur le bonheur. À l’issue de cette expérience, il conclût que cela n’était que vanité. Il écrivit alors : « Jeune homme, réjouis-toi dans ta jeunesse, livre ton cœur à la joie pendant les jours de ta jeunesse, marche dans les voies de ton cœur et selon les regards de tes yeux; mais sache que pour tout cela Dieu t’appellera en jugement » (Ecclésiaste 11.9).

La jeunesse est-elle un piège pour que Dieu appelle au jugement ? Certainement pas ! La jeunesse est une bénédiction. Elle est la tranche d’âge la plus convoitée. Les personnes les moins âgées aspirent à atteindre cette tranche d’âge afin, disent-elles, de pouvoir réaliser leurs rêves d’enfants. Celles qui sont jeunes s’emploient à faire valoir leur âge afin de ne pas être rejetées par leurs semblables. Il arrive qu’une petite proportion de personnes qui ont passé l’âge de la jeunesse regrette les jours d’autrefois qu’elles auraient bien voulu recommencer, pour corriger des erreurs du passé et embellir (hélas chose impossible) les jours de leur vieillesse.

J’encourage souvent les jeunes à vivre pleinement leur âge : qu’ils fassent toutes choses lorsqu’arrive le temps de le faire : étudier, travailler, se marier, se multiplier, se réjouir… Il n’y aura pas un autre temps d’ambition ni de vigueur, de réjouissance ni de choix. Je les exhorte à considérer qu’ils ont attendu longtemps pour arriver à l’âge de la jeunesse d’une part et, qu’ils ne reviendront plus à la jeunesse lorsqu’ils seront parvenus à l’âge de vieillesse.

Également, je les amène à méditer sur la parabole des talents telle que nous la lisons dans la Bible (Matthieu 25.14-30). Dans cette histoire, le maître remet des talents à ses serviteurs avant son voyage. « Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint, et leur fit rendre compte » (verset 19). Parmi eux se trouve un serviteur « mauvais et paresseux » tandis que d’autres sont « bons et fidèles ». Pour sanctionner, il ordonne d’enlever son talent au serviteur méchant et paresseux pour le donner au serviteur qui a le plus fructifier son talent initial. « Car, ajoute-t-il, on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. »

Dans l’Antiquité, le talent valait son pesant d’or. Il était une unité de poids. Chez les Athéniens par exemple, celui-ci pesait environ 27kg. Il était aussi une monnaie de compte équivalent à un talent d’or ou d’argent. De nos jours, ce mot prend des significations diverses parmi lesquelles on pourrait citer : la capacité physique ou intellectuelle pour réussir en quelque chose; l’habileté, naturelle ou acquise, pour réussir en société et dans une activité donnée.

Dans le contexte de ce propos, la jeunesse prend la forme d’un talent. Lorsque j’encourage les jeunes à vivre pleinement leur jeunesse et à considérer la parabole des talents, je me permets de soutenir qu’ils devraient considérer l’âge de la jeunesse comme un talent précieux que Dieu leur confie. C’est ainsi que je les exhorte à l’augmenter. Je ne cesse de répéter : « augmente ta jeunesse avec Christ ! » J’insiste sur l’apport de Christ, car sans Lui, il est impossible d’augmenter sa jeunesse dans le sens d’en tirer le maximum de bénédiction. Celui qui augmente sa jeunesse avec Christ (comme un bon et fidèle serviteur) reçoit d’abondantes bénédictions de la part de Dieu.

Comment la jeune personne augmentera-t-elle sa jeunesse avec Christ ? J’ai entendu dire : « Si tu n’es pas toi-même, tu ne seras jamais quelqu’un. » Toute jeune personne devrait apprendre à se connaître, afin de déterminer ses choix. Savoir ce que nous sommes dans le plan ou la pensée de Dieu est primordial. Par exemple si je suis un être humain, j’agirai comme un homme et non pas comme une bête; si je suis une fille, je serai avec un homme et non avec une autre fille pour multiplier et remplir la terre; si je suis un enfant de Dieu, je vivrai selon les recommandations du Seigneur et non selon les principes de vie de ce monde. Mais bien plus que cela, je mettrai ma jeunesse au profit de l’œuvre de Dieu dans le monde, afin que ma jeunesse (comme un talent dans la parabole des talents) serve à enrichir le royaume de Dieu.  C’est une autre manière de dire que ce que l’on est détermine ce que l’on ambitionne. Par exemple une personne intelligente a de l’ambition pour ce qui ajoutera à son intelligence; un chrétien charnel ambitionne les choses de la chair, tandis qu’une jeune personne qui se laisse diriger par Christ, peut tout dans sa jeunesse grâce à celui qui le fortifie, l’Esprit de Christ.

En somme, je veux dire que le fait de savoir qui l’on est, est très déterminant pour augmenter sa jeunesse. Si la jeunesse est un talent ou une bénédiction de la part de Dieu, la jeune personne est conviée à donner le maximum de sa jeunesse. En ayant conscience de la présence du Christ, il lui est certainement avantageux de se laisser conduire par Lui.

Autrement, pourquoi la jeune personne laisserait-elle sa jeunesse au bas niveau alors qu’elle a la possibilité de l’augmenter avec Christ ?

 

Pasteur Daniel Kimbembé (infos@jevis.ca)

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