Ils réapprennent à vivre leur jeunesse avec Christ

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Dans la Péninsule acadienne, quelques signes de réveil spirituel sont visibles au milieu des jeunes qui ressentent le désir de remettre leur vie entre les mains du Créateur. Nombreux parmi eux ne connaissent pas Jésus-Christ. Parmi ceux qui ont entendu parler de Jésus, très peu le connaissent. Ils ont l’idée du petit enfant dans la crèche, celui qu’on sort le jour de Noël pour faire la fête des enfants. De Jésus, la plupart d’entre eux ont le souvenir de ce que les parents et les grands parents leur ont raconté dans le passé, savoir que Jésus est l’enfant de Marie. Ils ajoutent que Marie est cette femme qui avait eu une grossesse alors qu’elle était vierge.

Mais les temps ont changé, les mentalités aussi. Ces derniers temps, certains jeunes gens ne comprennent pas ce qui arrive, ils ressentent néanmoins le besoin de Dieu. « C’est comme s’il me manque quelque chose, disait l’un d’eux, pensif après un long soupir. Il est vrai que nous ne pouvons pas tout avoir dans ce monde ! J’ai beaucoup espéré vivre une vie aisée. Je me suis employé à bien de choses, mais finalement je n’ai abouti à rien. Mes amis avaient fait des choix que je n’avais pas appréciés. Il y a eu des cas de suicide… Moi, j’ai essayé de lire beaucoup de livres qui parlent de religion, j’ai cru que toutes les religions se ressemblaient parce qu’elles parlent toutes d’amour et de paix. J’ai cru à ces religions, j’ai pratiqué les rites de chacune d’elles, mais je suis arrivé à cette conclusion : aucune religion ne peut sauver. »

Ils sont déjà bientôt une dizaine de jeunes gens qui reconsidèrent leur position vis-à-vis de Dieu. Teddy (nom choisi pour l’occasion) a demandé un entretien avec moi. Un matin je l’ai reçu dans mon bureau. Il a commencé à me raconter ce qui faisait sa joie à l’église, alors qu’il y venait fréquemment en compagnie de ses parents. Adolescent, il était ici avec d’autres enfants et ensemble, ils faisaient la joie de leurs parents. Puis, a-t-il regretté, est arrivée la période où les jeunes gens « veulent prendre leurs affaires en mains par eux-mêmes ». À cette période-là, Teddy est parti « loin de Dieu », d’après ses propres termes. Il a trouvé des amis qui lui ont montré des choses de toutes sortes. Il n’avait plus d’intérêt pour Dieu et les choses de la religion. D’ailleurs, ne cessait-on de lui répéter, il était libre de choisir, lui-même, ce qu’il voulait faire de sa vie, car sa vie lui appartenait. En effet, il en fit ce qu’il voulut : un jeune homme désœuvré, plein d’ambitions mais sans succès.

Teddy est l’exemple de ceux qui ont vécu cet éloignement de Dieu, qui le regrettent et prennent la résolution de revenir à Dieu pour lui remettre leur vie. Ils réapprennent à vivre leur jeunesse avec Christ. Pour commencer, ils ont formé un groupe de discussion. Ils ne parlent pas que de Bible. Ils parlent presque de tout ce qui est à leur avantage dans le processus d’un changement de mentalité, mais surtout en ce qui concerne la foi en Jésus-Christ.

Beaucoup de jeunes gens comme Teddy découvrent que Jésus-Christ a mené sa vie publique sur la terre dans l’âge de jeunesse. Ils découvrent qu’il était entièrement homme bien qu’étant en même temps pleinement Dieu. Depuis qu’ils le prennent pour leur super héros, ils veulent lui ressembler.

Certes ils veulent crier haut et fort la joie qu’ils éprouvent de donner un nouveau sens à leur vie, mais ils attendent d’en savoir davantage, d’être outillé pour commencer une œuvre réussie auprès de leurs amis.

La Péninsule acadienne pourrait être le centre culturel acadien. Shippagan, l’unique ville de cette péninsule qui a une Université, a l’avantage d’accueillir des jeunes gens qui y viennent pour raison d’études. C’est auprès de ces étudiants que les jeunes de la Péninsule acadienne envisagent de mener leur action lorsqu’ils auront, eux-mêmes, reçu les enseignements nécessaires. Pour l’instant, ils s’emploient à lire fréquemment la Bible et l’étudier. Ils s’exercent à mettre en pratique les enseignements de la Bible. Ils résistent contre le rejet et les pressions dont ils font l’objet autour d’eux à cause de leur choix. Leur idéal est d’oser sortir dans la rue ou en milieu public et dire qu’ils sont chrétiens et que Jésus-Christ est leur Sauveur, le Seigneur.

D’ici qu’on arrive là, ils ont encore besoin de beaucoup de prière, d’enseignements et d’audace. Des camps de jeunes chrétiens dans la Péninsule acadienne pourraient être des facteurs d’encouragement pour les jeunes de cette région du nord de la province du Nouveau-Brunswick. Certainement, le ralliement des jeunes chrétiens prévu pour juillet 2017 dans la Péninsule acadienne sera une belle opportunité pour encourager cette jeunesse qui relève la tête.

Ils réapprennent à vivre leur jeunesse avec Christ.

Pasteur Daniel Kimbembé

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