« J’ai grandi au sein d’une famille Catholique qui allait à l’église. Pendant mon enfance, j’étais fascinée par Dieu et je marchais avec Jésus comme mon Seigneur et Sauveur, et comme un ami en qui je confiais absolument tout.

À l’âge de 11 ans jusqu’à l’âge de 16 ans, j’ai réellement cru que Dieu m’avait abandonnée. Pendant cette période, sans jamais comprendre l’impact de ce que je vivais, je subissais l’inceste de mon frère aîné et l’agression d’un étranger à 16 ans qui était entré par effraction alors que je veillais sur deux fillettes à l’extérieur de chez moi. Pourquoi moi? Qu’est-ce que j’avais fait pour mériter tout ça?

Pendant longtemps, mes parents ne m’avaient pas crus, alourdissant ainsi mon fardeau quotidien. Ils disaient qu’une chose pareille n’était pas possible et que j’avais rêvé à ça. Je luttais alors constamment contre des pensées envahissantes d’abandon, devant l’incrédulité de mes parents, et de suicide au point où, un soir, ne pouvant plus supporter ma détresse, j’ai posé un geste qui se voulait fatidique en avalant une poignée de comprimés. Je criais ma détresse vers mon Père Céleste et plusieurs psaumes de la Bible étaient un rappel constant de mon angoisse. Malgré le silence de mon Dieu que je croyais lointain, Il a daigné me sauver car Il avait un plan merveilleux pour ma vie et des projets que je ne connaissais pas encore.

À ma sortie de l’hôpital, je suis allée vivre en famille d’accueil, car je ne savais pas comment composer avec ma famille. Quelque temps avant ma graduation de la 12e année du secondaire, je suis retournée auprès de mes parents. J’ai quitté aussitôt le Nouveau-Brunswick au terme de mon secondaire pour habiter Montréal.

À partir de ce moment-là, je me sentais plus libre d’entretenir une relation inébranlable avec Jésus, mon Seigneur et Sauveur, loin de tout ce qui m’avait accablé auparavant. Dès lors, l’Éternel a commencé à m’utiliser. J’ai eu le privilège de vivre à l’étranger pendant six (6) ans, de 1990 à 1996, en France et en Guadeloupe, où j’étais très impliquée dans la Pastorale Jeunesse et Familiale et auprès des expatriés du Vietnam en France (Les Enfants du Mékong).

Des années se sont écoulées pendant lesquelles, de retour à Montréal, j’étais plutôt isolée et la proie des hommes, acceptant des compromis jusqu’à croire que ma valeur venait d’eux, comme s’ils pouvaient percevoir ma jeunesse abîmée et ses stigmates pour en profiter. Je me figeais devant ce que je savais ne pas vouloir et je me résignais à être utilisée comme un objet, n’ayant à l’époque aucun mécanisme de défense. Dans la société d’aujourd’hui, la valeur d’une femme se retrouve souvent dans l’acceptation des autres. Il y a une dépendance à l’approbation de ceux qui nous entourent au lieu de l’approbation de Celui qui nous a créés. Cette mentalité vicieuse devait être brisée en moi, afin d’expérimenter une plus grande beauté et liberté de Christ qui vit en moi. 1 Samuel 16: 7 dit : « L’Éternel n’a pas le même regard que l’homme : l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur. »

Chaque jour, l’omniprésence de Dieu était la constance qui me fortifiait et guidait chacun de mes pas. Ma relation avec mes parents était restaurée, malgré leur incrédulité d’autrefois.

En novembre 2005, j’ai été née de nouveau. La parole de Dieu s’est révélée à moi avec puissance à travers le livre de Philippiens 4 : 8 à 9 : « Enfin, frères et sœurs, portez vos pensées sur tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est digne d’être aimé, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est synonyme de qualité morale et ce qui est digne de louange. Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi et ce que vous avez vu en moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous. » La douce présence de Jésus est venue m’habiter plus fortement. À genoux, je Lui ai confessé mes péchés; j’ai remercié Dieu de m’avoir gardé en sécurité. Je Lui ai demandé de prendre le contrôle de ma vie à tous égards et de veiller sur mon cœur. C’est en avril 2006 que j’ai été baptisée dans l’eau par immersion ! Cette décision d’être baptisée venait appuyer mon engagement de suivre Jésus en qui je trouve tout ce dont j’ai besoin. « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ, [qui ne vivent pas conformément à leur nature propre mais conformément à l’Esprit]. » (Romains 8: 1).

Jésus a effacé mes péchés et m’a nettoyé avec Son sang précieux; Il m’a rétabli avec amour dans Sa présence. Il est ma force, mon soutien, mon bouclier, ma consolation. Mon espoir est en Lui, ma vie et ma joie viennent de Lui qui m’appelle à une vie meilleure à chaque instant ! Il est mon tout, et sans Lui je ne suis rien. Je sais qu’Il m’aime inconditionnellement.

Depuis 2006, j’ai été impliquée dans le ministère de l’enseignement à l’école du dimanche, dans un groupe « Parents & Célibataires » comme leader, dans le chant, la traduction, la rédaction et l’organisation d’événements. Je suis remplie de la joie et la paix du Seigneur dans le Saint-Esprit et heureuse d’être Son instrument.

Psaume 139, verset 14, dit que je suis « une créature si merveilleuse ». Cela me rappelle la vraie valeur qui se trouve dans l’Éternel. Je suis digne, ma valeur dépasse toutes les choses terrestres parce qu’aux yeux de l’Éternel, je suis aimée au point où Jésus-Christ a donné sa vie sur la croix pour moi. Le Saint-Esprit me convint que je suis remarquable, parce que Dieu m’a créé à Sa ressemblance, pour Lui. Christ vit en moi.

À présent, j’ai l’assurance qu’une personne qui n’est pas à l’affût du cœur de Dieu ne devrait pas être à la conquête du mien ; que faire partie de quelque chose de plus grand que moi me rend meilleure ; et que tous les défis auxquels je peux être confrontée sont l’occasion de me rapprocher de Dieu.

Rappelez-vous donc que vous êtes ce que Jésus dit que vous êtes. Votre identité ne vient pas de votre passé, de votre famille ou de vos capacités, elle vient de Jésus. Je m’appelle Carole Thomas et je vis depuis un an à Tracadie, dans la péninsule acadienne au Nouveau-Brunswick. Je suis membre de l’Église Évangélique de la Pentecôte (ÉÉP) située près de Caraquet.

Carole Thomas

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